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Cycle menstruel et immunité : quel rapport ?

As-tu déjà remarqué tomber malade de façon répétée ? Ou que tous les mois ou presque, tu as un bouton d’herpès qui revient ? As-tu observé que cela arrivé toujours au même moment de ton cycle ? Sache que c’est tout à fait possible. Parce que le cycle menstruel, et plus particulièrement les hormones du cycle, impactent l’immunité.

 

C’est quoi le système immunitaire ?

L’immunité ou système immunitaire est l’ensemble des mécanismes que met en place l’organisme pour se défendre des « pathogènes » en tout genre. Schématiquement, l’organisme dispose de plusieurs lignes de défenses :

  • Une première qui regroupe la peau, les muqueuses, les flores (intestinales, vaginales, peau) et chimiques (notamment l’acidité et certaines enzymes. Par exemple, les lysozymes présentes dans les larmes et la salive sont capables de dégrader certaines bactéries pathogènes).
  • Une deuxième qui vient en réaction : l’inflammation (par exemple, je me prends une écharde dans le doigt, il va devenir rouge, chaud, gonflé et douloureux, c’est la réaction inflammatoire) et aussi la fièvre, le système lympathique et certaines cellules.
  • Une troisième, qui est dite « spécifique », car elle est composée de cellules qui interviennent en réponse à des pathogènes spécifiques et/ou déjà croisés par le passé.

Tu l’auras compris, le fonctionnement du système immunitaire est assez complexe. Mais c’est une machine bien rodée mise en place pour défendre ton organisme le plus efficacement possible.

Qu’est-ce qui influence le système immunitaire ?

Un  système immunitaire costaud va de paire avec une bonne vitalité. Ce qui va influencer la vitalité va influencer le système immunitaire : du stress, un sommeil de mauvaise qualité, un foie en sous-régime, un intestin inflammé, un microbiote déséquilibré, ou encore une alimentation peu variée. 

Si tu tombes régulièrement malade, je t’invite déjà à questionner ces quelques points pour identifier ceux que tu pourrais améliorer. Si tu as besoin d’être accompagnée dans la démarche, tu peux tout à fait faire appel à un.e naturopathe évidemment.

Hormones et immunité : quels liens ?

Le cycle hormonal aussi a une influence sur le système immunitaire. Cela te concerne plus si tu as une contraception naturelle ou un stérilet au cuivre et que ton cycle menstruel fonctionne sans ajouts d’hormones. Parce que c’est justement la variation des hormones au cours du cycle menstruel qui influence l’immunité.

Si tu prends un pilule oestrogénique, oestroprogestative, que tu as un implant hormonal, un stérilet hormonal ou une autre contraception hormonale, tes hormones n’influencent pas directement ton immunité. Par contre, ces contraceptions peuvent engendrer des carences de certains nutriments, ce qui par effet domino peut influencer l’immunité. C’est un autre sujet sur lequel je reviendrais dans un prochain article.

Le balai des hormones pendant le cycle menstruel

Le cycle hormonal peut-être découpé en 4 phases :

  • La phase menstruelle qui commence le 1e jour de tes règles et qui se termine à la fin de celle-ci
  • La phase préovulatoire
  • La phase ovulatoire
  • La phase lutéale ou post-ovulatoire
phases cycle menstruel

Les œstrogènes boostent le système immunitaire. Elles font augmenter le taux d’anticorps et nous sommes moins sujettes au microbe en début de cycle, pendant la phase folliculaire. Ce rôle là va te paire avec les effets des œstrogènes qui préparent l’organisme à la grossesse. En effet, les œstrogènes préparent l’ovulation et nous rendent plus fertiles. Cette vision peut paraitre très archaïque, mais on peut imaginer que l’organisme met tout en œuvre pour faciliter une potentielle fécondation, et notamment nous protéger des microbes.

A la phase ovulatoire, lors de l’ovulation, les œstrogènes chutent légèrement. L’immunité va aussi légèrement chuter. Et c’est toujours dans l’idée de favoriser la fécondation et d’accueillir des potentiels spermatozoïdes.

Le cycle se poursuit par la phase lutéale ou l’hormone progestérone augmente. La progestérone a pour rôle de faire légèrement chuter l’immunité, de façon à favoriser l’implantation de l’embryon fécondé dans la muqueuse utérine. Si ton immunité est déjà un peu affaiblie tu peux à ce moment là développer plus de problèmes : état grippal, herpès, maux de gorge, voir cystite, etc.

Quand les règles arrivent, progestérone et œstrogènes chutent complétement. L’immunité va suivre. C’est aussi une période plus propice à l’inflammation qui va se manifester par des crampes utérines, migraines, fatigue, et tous les maux qui accompagnent, malheureusement les règles (mais qui ne sont pas une fatalité !).

Comment renforcer ses défenses immunitaires ?

Et surtout comment éviter de tomber malade à chaque cycle ! Et bien plusieurs options se présentent à toi sur plusieurs plans.

Il s’agira déjà de faire le point sur ton hygiène de vie au regard de ce qui influence le système immunitaire :

  • As-tu assez de temps de repos et un sommeil de qualité ?
  • Es-tu sujette au stress ? voir au stress chronique ?
  • Arrives-tu à avoir une alimentation la plus variée possible ?
  • Montres-tu des signes d’inflammation chronique : des douleurs permanentes ? des intolérances alimentaires ?

Enfin, la micronutrition et la phytothérapie peuvent t’aider à renforcer ton immunité.

Micronutrition et phytothérapie pour l'immunité

Côté micronutrition, il y a le trio Zinc, vitamine C et vitamine D, qui tous les trois, interviennent dans le maintien et le développement des cellules de l’immunité.

  • Zinc : on le retrouve dans les fruits de mer (notamment huîtres, palourdes), foie, jaune d’œuf, céréales complètes, germe de blé, levure. En complémentation, prendre du zinc bisglycinate qui est plus assimilable.
  • Vitamine C : cette super vitamine se trouve dans les aliments suivants : cassis, persil, acérola, poivron rouge, raifort, kiwi, fraises, papaye, chou de Bruxelles, orange. La vitamine C n’est pas stockée par l’organisme, il est important d’en apporter au quotidien à l’organisme. Il est également possible d’en prendre en complément alimentaire.
  • Vitamine D : c’est une vitamine que l’on sécrète grâce à notre peau quand elle prend le soleil. Avec justement la lumière qui baisse à l’automne et les températures qui se refroidissent, il est intéressant de se complémenter en vitamine D. N’hésitez pas à demander conseils pour la choisir.

Côté phytothérapie, plusieurs plantes sont intéressantes notamment :

  • Le bourgeon d’églantier : immunostimulant, ce bourgeon renforce le système immunitaire. Riche en vitamine C, il prévient les états grippaux, l’herpès, les verrues. Ses actions anti-inflammatoire et antiallergique en font un grand bourgeon pour les problématiques ORL. A prendre en cure de 3 semaines par mois sur une durée de 1 à 6 mois selon les personnes.
  • Le bourgeon de cassissier : c’est le tonifiant des glandes surrénales par excellence. Il soutient les baisses d’énergie et l’épuisement. Qualifié d’adaptogène, il augmente la résistance pour les personnes sujettes au coup de froid. Déconseillé chez la femme enceinte. A prendre le matin et commencer par une cure de 3 semaines à 3 mois avec une pause de 1 semaine, toutes les 3 semaines.
  • La teinture-mère d’Echinacée : c’est également un tonifiant immunitaire, que ce soit pour les infections virales, bactériennes, ou un affaiblissement global de l’organisme. Attention à ne pas le prendre plus de 3 semaines d’affilés. En prévention, l’idéal est de le prendre 10 jours par mois. Il sera également à éviter en cas de maladie auto-immune et chez les enfants.
  • L’extrait de pépin de pamplemousse : les recherchent mettent en évidence des propriétés antibiotiques et antimicrobienne. Il agit sur les virus, les souches de champignon, la grippe, etc. Choisie le de bonne qualité, c’est-à-dire bio, avec une composition simple comprenant uniquement de la glycérine. Il est courant d’en trouver avec des conservateurs. Il sera à éviter en cas de gastrites, ulcères et chez les enfants de moins de 6 ans.

Sources

Tu as une question ?

N’hésites pas à me contacter par email ou sur instagram, ou encore à réserver un appel découverte pour que l’on discute ensemble de ta problématique.

De nouvelles recommandations pour le SOPK

Fin août, un consortium international a livré de nouvelles recommandations concernant le SOPK. Il est mené par l’Université Australienne Monash, en partenariat avec l’American Society of Reproductive Medicine (ASRM) et regroupe plus de 3 000 professionnel·les. Alors que le SOPK est défini depuis 2003 par les critères de Rotterdam, des recommandations avaient déjà été rédigées en sans réactualisations depuis 2018. Cette mise à jour pose des avancées essentielles. Notamment, un cadre au suivi des femmes atteintes du SOPK à toutes les étapes de leur vie et sur des plans bien plus large que la sphère endocrinienne.

Pour rappel, je ne suis pas médecin, je suis naturopathe et en aucun cas je ne pose de diagnostic, quel qu’il soit. J’accompagne des femmes pour qui le diagnostic de SOPK a été posé. Il me tient à cœur de rester informer sur le sujet pour inscrire au mieux ma pratique dans un parcours de soin pluridisciplinaires.

C’est quoi le SOPK ou Syndrome des Ovaires Polykystiques ?

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) se caractéristique par des troubles endocriniens, métaboliques, mais aussi reproductifs, dermatologiques et psychologiques. Il affecte environ 10% des femmes en âge de procréer et elle la principalement cause de troubles de la fertilité.

SOPK nouvelles recommandations

Il se caractérise par une hyperandrogénie et un panel de symptômes qui sont :

  • Des troubles du cycle menstruel
    Absence d’ovulation, cycles menstruels longs, perte de sang en dehors des règles, règles très abondantes, voir absence de règles (aménorrhées)
  • Des troubles métaboliques
    notamment d’insulino-résistance voir de diabète de type 2
  • Des troubles dermatologiques
    hirsutisme[1] (excès de pilosité au niveau du menton, des joues, poitrine, dos, bras et jambes), alopécie androgénique (perte de cheveux), acné
  • Des troubles du sommeil
    apnée du sommeil, somnolence
  • Des troubles de la fertilité
  • Des troubles anxieux et dépressifs

Son nom est trompeur et le SOPK n’est pas une accumulation de kystes sur les ovaires. Son appellation provient d’une accumulation de follicules dans les ovaires dont aucun n’arrive à maturité. De ce fait, l’ovulation n’aboutit pas.

De nouvelles recommandations pour le diagnostic du SOPK

Jusqu’à aujourd’hui, le diagnostic du SOPK  consistaient en l’accumulation de 3 données : l’observation de troubles de l’ovulation, une hyperandrogénie observée ou montrée par bilan sanguin et un aspect multi-folliculaires par échographie.

Les lignes directives internationales revisitent ces critères. Aussi, pour la femme adulte le diagnostic sera posé sur l’accumulation de deux éléments parmi les suivants :

  • Une hyperandrogénie visible (hirsutisme, acné, perte de cheveux importante) ou démontrée par bilan sanguin.
  • Des cycles irréguliers et des troubles de l’ovulation : les cycles menstruels irréguliers sont définis comme inférieur à 21 jours ou supérieurs à 35 jours ou 8 cycles par an.
  • Une échographie montrant un aspect multi-folliculaires ou un taux élevé d’hormone anti-mullérienne (AMH).
SOPK nouvelles recommandations

L’AMH est un marqueur de la réserve ovarienne. Plus il est élevé et plus la réserve ovarienne d’une femme est grande. Hors, chez la femme ayant un SOPK, l’ovulation aboutissant peu, le taux d’AMH apparait élevé. Il peut être 2 à 3 fois supérieur que la normal. Aujourd’hui, ce critère pourra remplacer l’échographie dans le diagnostic.

Il est également à noter qu’il s’agit d’un diagnostic d’exclusion. C’est-à-dire que d’autres causes possibles aux symptômes devront être écartées.

Une meilleure prise en compte des femmes tout au long de leur vie

Le rapport insiste sur le fait que l’évaluation et la prise en charge doivent porter sur les caractéristiques reproductives, métaboliques, cardiovasculaires, dermatologiques, du sommeil et psychologiques. La prise en charge doit être globale en somme.

Des études ont démontré que le SOPK exposé à plus de risque de diabète de type 2, de troubles cardio-vasculaires, de cancer de l’endomètre et de grossesse à risque. En ce sens, le rapport invite à ce qu’un suivi soit réalisé tout au long de la vie de la femme et à chaque étape de sa vie.

Une reconnaissance des symptômes dépressifs et anxieux

Le consortium reconnait des symptômes dépressifs et anxieux chez les femmes atteintes du SOPK. C’est une nouveauté et une vraie reconnaissance des conséquences psychologiques que peuvent engendrer les symptômes de cette pathologie.

Il est également question d’augmenter la sensibilisation aux troubles de l’alimentation. Mais aussi, leurs impacts sur l’image corporelle et la qualité de vie, tant auprès des femmes qu’aux professionnel·les de santé accompagnant·es.

Ne pas discriminer

Autre point qui me parait essentiel, le consortium soutient que les professionnel·les de santé doivent prendre en compte les facteurs culturels et ethniques. Le rapport soutient qu’aucune discrimination, notamment en fonction du poids, ne doit être faite. Et c’est une belle avancée quand on s’est qu’une femme SOPK en désir de grossesse se fera conseiller  la perte de poids comme première étape.

Une prise en charge pluri-disciplinaire

Il est maintenant conseillé que les professionnel·les de santé doivent travaillent main dans la main avec les personnes atteintes du SOPK. Notamment pour prendre des décisions concernant leurs soins et prendre également en compte les facteurs culturels et ethniques. La sensibilisation, la prise de décision partagée et l’autonomisation sont écrits comme des modèles fondamentaux à intégrer dans les suivis de SOPK.

De plus, le rapport faisant la part belle à la multiplicité des symptômes auxquels exposent le SOPK, le consortium invite les professionnel·les de santé à travailler ensemble dans une approche pluridisciplinaire.

 

Conclusion

Ce rapport peut être une vraie révolution dans la prise en charge des femmes atteintes d’un SOPK tant il élargit sa définition et sa prise en charge. J’utilise le conditionnel car il faudrait qu’il arrive entre les mains de tout·es les professionnel·les à même de rencontrer une femme présentant des symptômes. La prise en charge du SOPK est complexe, longue, affublées de croyances. Espérons que ce rapport ne soit pas qu’un caillou dans un mer et qu’il fasse évoluer les pratiques qui touchent toutes et tous au quotidien.

Sources

Vous pouvez retrouver le rapport sur le site de l’association SOPK Europe : https://www.sopkeurope.org/sopk-recommandations-2023  

[1] Le score de Ferriman et Gallwey permet d’évaluer le score de l’hirsutisme : https://docteur-benchimol.com/score-de-ferriman-et-gallwey.html

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Tu viens d’être diagnostiquée d’un SOPK et tu souhaites faire évoluer ton hygiène de vie en conséquence ?

Les secrets d'un petit-déjeuner réussi

Tu as peut-être déjà entendu dire que le petit-déjeuner très sucré le matin était un peu une aberration. Bon, on va essayer de rester ici dans la nuance et faire le point sur l’intérêt d’un petit-déjeuner gras et protéine, de pourquoi c’est plus intéressant pour l’organisme. Tu trouveras plus bas tous les secrets d’un petit-déjeuner réussi : comment le composer et des recettes.

Petit-déjeuner utile pour l'organisme

Le matin au réveil, notre organisme se réveille d’une période de jeûne, d’où le terme petit « dé-jeuner ».
Pendant la nuit, notre corps travaille : il digère le repas  de la veille, il se nettoie et se détoxifie, il élimine  déchets et toxines en excès, il se répare et se régénère. Il va donc utiliser toutes les ressources et l’énergie nécessaires.

Le matin, l’organisme se trouve déficitaire en nutriments dont il aura de nouveau besoin pour se  recharger et commencer  une nouvelle journée.

Au petit matin, le cortisol (aussi connue comme  l’hormone du stress)  augmente pour atteindre un pic  entre 5h et 7h. C’est le coup de booster qui nous permet de nous réveiller de commencer la journée. Le taux de cortisol descend doucement après, pour nous laisser dormir le soir venu (sauf en cas de situation de stress). Le pic de cortisol est suivi d’un pic d’insuline qui prépare le corps à digérer le petit-déjeuner. Consommer des aliments sucrés le matin allonge ces deux pics de cortisol et d’insuline. Par un phénomène de  compensation, il s’en suit une chute de la glycémie et du cortisol quelques heures après. C’est ce qui explique bien souvent le « coup de pompe » en fin de matinée.

C’est pourquoi il est préférable de petit-déjeuner riches en protéines et gras. Ces deux macronutriments permettent eux de soutenir la synthèse de dopamine, le neurotransmetteur du bonheur, qui engendre aussi un coup de booste et permet
surtout d’éviter les coups de mou.

Evidemment, si tu n’as pas d’appétit le matin, inutile de te forcer à manger. Il est primordial d’écouter ce que nous chuchote notre organisme (et notre estomac). Idem, au niveau des portions, c’est à toi de doser, toujours en écoutant ton organisme.

Comment composer son petit-déjeuner ?

Un petit déjeuner idéal devrait contenir des protéines, des fibres, des matières grasses et en option des glucides et des fruits.

  • Des protéines : œufs, yaourt ou fromage blanc, jambon, charcuterie, poisson, fromage, fromage frais, protéines végétales en poudre, oléagineux (noix, amandes, noisettes, noix de macadamia) et purée d’oléagineux. Concernant les œufs, préférés les avec un jaune coulant car c’est la meilleure manière de préserver les nutriments qu’il contient.
  • Des matières grasses : beurre, huile d’olive, huiles riches en oméga 3 (huile de lin, cameline, chanvre ou noix), avocat, graines de chia, graines de lin, graines de tournesol, graines de chanvre
  • Des fibres : épinards, champignon, tomates, courgettes, artichaut, lentilles, salade
  • Des glucides : flocons d’avoine, pain grillé, pomme de terre
  • Des fruits : à adapter en fonction des saisons et de tes envies

Recettes et idées de petit-déjeuner

Idées petit-déjeuner - fromage

Pudding de chia

Ingrédients :

  • 30 cL de lait végétal
  • 20g de graines de chia
  • 1 cuillère à café de cacao cru
  • des oléagineux
  • fruits rouges

Recette :

Mélanger ensemble tous les ingrédients. Laisser poser comme ça 4h ou toute une nuit. Le matin, miracle ! Les graines de chia ont gonflées. Avant de déguster, on ajoute des oléagineux (amandes, noix, noisettes, etc) et des morceaux de fruits.

 

Idées petit-déjeuner - pancake

Pancake de sarrasin

Ingrédients : pour 4/5 pancakes

  • 50g de farine de sarrasin
  • 50 g farine de blé
  • 1 cuillère à café de levure chimique
  • 1 oeuf
  • 10 cL lait végétal

Recette :

On mélange les farines puis la levure chimique. On ajoute l’oeuf, on mélange avant d’ajouter le lait végétal. Puis, à l’aide d’une poêle chaude et huilée, on forme des pancakes. Au bout de 2 min, on retourne les pancakes et on continue pour 2 min de plus. A déguster avec une purée d’amandes ou la purée qui vous fait plaisir ! Il est possible de faire ces pancakes avec que de la farine de sarrasin. Dans ce cas, partir sur 100g de farine de sarrasin. Astuce pratique : tu peux en préparer à l’avance et les congeler.

Idées petit-déjeuner - banana bread

Banana bread

Ingrédients :

  • 3 bananes bien mûres
  • 2 œufs
  • 125 g de farine de blé
  • 50 mL d’huile de coco (d’huile d’olive ou de beurre)
  • 2 cuillères à café de levure chimique
  • 50 g de noix, noisettes ou amandes
  • 50 g de pépites de chocolat
  • 1 pincée de sel
  • 50 g de sucre
Recette :
Dans un bol, réduire en purée 2 bananes. Ajouter les œufs et l’huile de coco fondue et mélanger. Dans un autre bol, mélanger les ingrédients secs : farine, levure, sel sucre. Incorporer le mélange de bananes, œufs et huile aux ingrédients secs et mélanger. Enfin, ajouter les noix concassées et les pépites de chocolat. Couper la dernière en deux dans le sens de la largeur pour la déposer sur le cake. Placer le tout dans un moule à cake. Faire cuire au four à 180°C pendant 30 min.
Cette recette est pratique, un cake permet de petit-déjeuner plusieurs jours.
Idées petit-déjeuner - smoothie protéiné

Smoothie aux protéines végétales

Ingrédients :

  • 20 cl lait végétal
  • 20g protéines végétales
  • 100g fruits rouges

Recettes :

On place les ingrédients dans un blender. Hop, en quelques minutes (voir secondes), c’est prêt.

 

Idées petit-déjeuner - chanvre

Smoothie aux graines de chanvre et banane

Ingrédients :

  • 20 cl de lait végétale
  • 1/2 banane
  • 1 cuillère à soupe de graines de chanvre

Recette :

On place tous les ingrédients dans un blender puis on mixe.

D'autres idées de petit-déjeuner

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Tu te questionnes sur ton équilibre hormonal et sur l’impact de ton alimentation sur celui-ci ?

Observer ses règles : pourquoi et comment ?

Dans mon précédent article, « Le cycle menstruel, reflet de la santé de la femme, vraiment?« , j’explique pourquoi le cycle menstruel reflète la santé de la femme. En effet, on parle de l’ovulation comme le 5e signe de vitalité, aux côtés de la température corporelle, la pression artérielle, la respiration et les battements du cœur.

Les règles sont, elles, le reflet de l’ovulation et du balai hormonal qui a eu lieu le mois qui les précèdent. Elles sont la conséquence de tout un équilibre hormonal dont l’objectif est simple : assurer l’ovulation. C’est pourquoi, si l’ovulation a lieu sans encombres, les règles arrivent en fluidité, sans douleurs, sans changements d’humeur (entre autres, sans SPM).

A l’inverse, si les règles sont absentes, trop abondantes, très douloureuses, avec des caillots, etc. alors il faut questionner la qualité du cycle et de l’ovulation.

Les règles sont facilement à observer et je vous partage ici comment les décrypter.

C’est quoi les règles ?

Les règles sont le phénomène de desquamation de l’endomètre qui a lieu après l’ovulation s’il n’y a pas eu de fécondation.

  • Avant l’ovulation, sous l’influence des œstrogènes, l’endomètre se gorge de sang et de nutriments. Après l’ovulation, sous l’influence de la progestérone, l’endomètre se maintien et se renforce.
  • Juste avant les règles, les œstrogènes et la progestérone chutent et ne maintiennent plus l’endomètre. Les règles arrivent.

Au regard de l’impact des hormones sur l’endomètre, et donc sur les règles, on comprend que les règles découlent directement de l’équilibre hormonal entre les œstrogènes et la progestérone.

Si j’ai une contraception hormonale

Si tu as une contraception hormonale (pilule contraceptive, implant, DIU hormonal) deux possibilités : soit tu n’as pas de règles, soit tu as ce que l’on appelle des saignements de privation. Les contraceptions hormonales apportent à l’organisme des hormones de synthèse, œstrogènes et progestérone, qui ont pour but de bloquer l’ovulation. Le cycle menstruel se retrouve comme en sommeil.

Certaines contraceptions, comme le stérilet hormonal, l’implant ou la pilule progestative, diffusent en continue des hormones et empêchent les saignements. Concernant la pilule œstroprogestative, les 7 jours en fin de plaquettes engendrent ces saignements. Et en toute logique, les saignements de privation sont moins abondants que des règles et durent moins longtemps.

Comment observer ses règles ?

Que tu ais un cycle menstruel régulier ou non, tu peux observer assez facilement tes menstruations. Voici quelques données que je détaille plus bas, intéressantes à observer :

  • leur durée
  • leur abondance
  • leur couleur
  • les douleurs et intensité, s’il y en a
  • leur début et leur fin

La régularité des règles

Les règles peuvent durer de 2 jours à 7 jours, cela varie énormément d’une femme à une autre. Le jour 1 des règles étant le premier jour de saignements rouge abondant. Ce n’est pas tant leur durée qui est importante mais plutôt, mois après mois, comment cette durée évolue.

Si tu as toujours eu des règles qui durent 4 jours par exemple, et que d’un coup tu te retrouves avec des règles très abondantes qui durent 7 jours, c’est qu’il y a eu surement eu une évolution dans ton équilibre hormonal. Dans ce cas, un rendez-vous chez le.la gynécologue ou un.e sage-femme est pertinent.

L’abondance des règles

La quantité normale de sang perdu pendant les menstruations est de 30 à 50 ml au total, soit l’équivalent de 4 cuillères à soupe. Chez certaines femmes, cette quantité peut atteindre 12 cuillères à soupe. Si la femme sature une protection menstruelle en deux heures ou moins, il peut s’agir d’une urgence gynécologique (et de façon quasi certaines si ces saignements sont soudains ou s’ils s’accompagnent d’une sensation de malaise et/ou de fièvre).

Qu’est-ce qu’un flux physiologique ? Flux léger : – de 30ml Flux moyen : 30 < X < 50 ml ←- C’est le flux idéal Flux abondant : 50 < X < 70 ml Flux hémorragique : + de 70ml

Comment quantifier ?

Tu peux quantifier la perte de sang de tes règles grâce aux protections hygiéniques que tu utilises.

Le score de Higham

Le score de Higham permet de quantifier la perte de sang pendant les règles au regard des protections hygiéniques utilisées et notamment des serviettes hygiéniques et tampons. Ainsi, en comptant par exemple le nombre de serviettes utilisées par jour sur la durée des règles, on obtient un score total. On note également si l’on a observé des caillots, plus ou moins gros, et on les comptabilise.

A la fin des menstruations, si le score est supérieur à 100 alors on peut considérer avoir des règles abondantes.

S’il dépasse les 150 points, ce sera des règles très abondantes voir hémorragiques.

Dans le tableau, on note aussi si l’on a observé des caillots et leur  taille. J’en plus à ce sujet un peu plus bas.

Prête à tester ? Tu peux utiliser le tableau ci-dessous !
score-higham
La coupe menstruelle

Si vous portez une coupe menstruelle, vous avez un meilleur aperçu de votre quantité de sang perdu. Les coupes taille 1 ou petites font en général de 10 à 20 ml et les tailles plus grandes jusqu’à 35 ml environ.

  • Taille 1 : 10 mL
  • Taille 2 : 20 mL

On jauge ensuite si la cup était remplie entièrement ou à moitié pour comptabiliser. Bon, ça sera une estimation à la louche mais qui donnera une idée de si les règles doivent être considérées comme abondantes ou non.

La culotte menstruelle

Concernant les culottes menstruelles, c’est un peu plus complexes. Les modèles varient d’une marque à l’autre et des tissus. Une culotte menstruelle peut absorber jusqu’à 5 à 10 ml de liquide, ce qui équivaut à environ l’équivalent d’une serviette hygiénique. Les modèles à haute absorption permettent d’absorber jusqu’à 20 ml de liquide.
Pour en savoir plus sur les culottes menstruelles, je t’invite à lire le superbe article de Mélanie du blog Chaudron Pastel

 

Observer l'abondance des règles

J’ai des règles peu abondantes :

Des règles peu abondantes ne sont pas alarmantes si elles sont occasionnelles. Elles peuvent dénoter un manque d’œstrogènes. Mais si l’ovulation a eu lieu, les œstrogènes ont été sécrétés en quantité suffisante.

Des règles peu abondantes sont donc une bonne raison d’observer son cycle et surtout son ovulation. Dans l’objectif de valider que celle-ci a bien lieu et qu’apparaissent pas des symptômes désagréables liés à ce manque d’œstrogènes : SPM, bouffée de chaleur, sautes d’humeur, sécheresse vaginale, libido basse, fatigue, perte de mémoire, etc.

J’ai des règles abondantes :

Elles peuvent indiquer un manque de maturation des follicules en raison d’une insuffisance de progestérone et/ ou d’un excès d’œstrogènes. Les œstrogènes sont responsables de l’épaississement de l’endomètre, et la progestérone de sa maturation et de sa densification. Si la progestérone ne prends pas, ou pas suffisamment, le dessus sur les œstrogènes en seconde partie du cycle, l’endomètre peut continuer à s’épaissir et les saignements seront abondants. Cela peut être le signe d’une anovulation ou d’une ovulation de mauvaise qualité, et donc d’une progestérone insuffisante.

En résumé, les règles abondantes sont l’expression d’une mauvaise régulation hormonale ou d’une pathologie (fibrome, polype, endométriose). Dans tous les cas, c’est le signe d’une hyper-oestrogénie.

La consistance des règles

Si tes règles sont légèrement grumeleuse, filante, sache que c’est tout à fait normal. Le sang menstruel contient différentes choses (mucus, sécrétions vaginales, cellules souches, cellules mortes, nutriments).

Des petits caillots au début des règles sont normaux. Ils sont liés à un flux rapide qui n’a pas eu le temps de bien coaguler. Plus gros, ils peuvent être le signe d’insuffisance en progestérone. S’il y a trop d’œstrogènes ou pas assez de progestérone, l’endomètre continuera de croître sans se densifier, et il pourra s’éliminer en lambeaux, formant des caillots.

Observer la couleur des règles

Certaines protections hygiéniques seront plus propices à l’observation de la couleur des règles que d’autres. La cup est idéale, le sang sera encore “frais”, donc parfait pour en observer la couleur. Par contre, les serviettes hygiéniques et les tampons ne sont pas idéaux. Le sang aura le temps de s’oxyder au contact de l’air ce qui va modifier sa couleur. Concernant les culottes menstruelles, malheureusement elles sont souvent de couleur foncée, donc peu propice à l’observation de la couleur. Une alternative peut-être de rester quelques minutes au toilette ou sous la douche, pour observer la couleur du sang sur du papier toilette ou sur tes doigts.

observer-règles-couleurs

Rouge vif : c’est la couleur “idéale” des menstruations. Cela montre que le sang s’écoule correctement et que l’équilibre hormonal est optimal.

Bordeau, pourpre ou rouge foncé : quand le sang devient plus foncé, c’est généralement le signe qu’il y a un déséquilibre hormonal. Souvent, c’est un excès d’estrogènes : l’endomètre est très épais et plus difficile à éliminer. De surcroit, les règles sont plus abondantes et à un SPM.

Rosé : si les pertes sont rouges claires voir rosées, elles dénotent une insuffisance en œstrogènes. Cette couleur va souvent de paire avec un cycle plutôt court.

Si tes règles sont orangées ou grises, il est important d’aller consulter un.e professionnelle de santé. Ces couleurs peuvent être dues à une infection vaginale ou infection bactérienne.

Marron : la couleur marron peut être présente en début ou fin de règles. Elles montrent que les règles sont peu abondances avec un petit débit, le sang est alors plus foncé.

Le spotting

Les règles peuvent être précédées d’1 à 3 jours de spotting (saignements légers et foncés) qui est en fait du sang oxydé, correspondant à l’écrémage de la partie supérieure de l’endomètre, qui desquame.

Si le spotting commence plus tôt, cela peut être le signe d’une insuffisance de progestérone. La progestérone a comme rôle de maintenir l’endomètre. Si cette hormone est insuffisante, alors cela peut provoquer des saignements. D’autres causes peuvent entrainer des saignements inter-menstruels : endométriose, adénomyse, polype, fibrome.

Spotting post-règles

Des spottings qui s’éternisent après la fin des règles sont le signe d’un dérèglement dans l’élaboration de l’endomètre. Cela peut cacher un problème inflammatoire, infectieux ou hormonal. Dans ce dernier cas, les spottings post-règles sont liés à une chute d’oestrogènes, car les ovaires arrêtent d’en sécréter pendant un moment.

C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on peut observer un spotting d’ovulation, lorsque juste avant que l’ovule soit libéré, les œstrogènes chutent brutalement par sidération folliculaire (autrement dit, ils arrêtent de fonctionner de façon transitoire, à la suite d’un phénomène brutal, en l’occurrence, l’ovulation), avant de remonter du fait de la sécrétion par le corps jaune (qui produit la progestérone et dans une moindre mesure, des œstrogènes). Un tel spotting d’ovulation est normal et ne doit pas inquiéter.

Enfin, si ce ne sont pas des spottings mais des saignements abondants qui se prolongent plus de 7 jours, c’est alertant. Cela arrive en cas de fibromes par exemple, à faire contrôler par votre gynécologue donc.

Observer la douleur des règles

observer-règles-douleur

Dernier indice que l’on observer pour comprendre ces règles et non des moindres, c’est la douleur ! Et en particulier son intensité. Certaine femme ne ressente aucune douleur à l’arrivée et pendant leur menstruation, quand d’autres souffrent atrocement.

En cas de douleurs, l’idée sera de savoir si elle s’atténue en cas de prise de médicaments ou si elle empêche de vivre un quotidien normal.  Si c’est le cas, il sera important de consulter car ce n’est clairement pas normal. 

Conclusion

J’ai essayé de te donner tous les tips pour comprendre tes règles et identifier si tu as as un déséquilibre hormonal. Quel intérêt d’observer ses règles, et plus largement son cycle ? Justement pour identifier ses déséquilibres et adapter son alimentation, la micro-nutrition, et les plantes. Bref, gagner en connaissance de soi pour trouver les solutions les plus adéquates possibles.

 

Envie d'aller plus loin ?

Tu penses que tu as peut-être un déséquilibre hormonal et tu souhaites trouver les solutions qui te conviennent ?

Qu'est-ce que c'est l'endométriose ?

Le mois de mars met à l’honneur l’Endométriose pour sensibiliser toujours plus sur cette pathologie qui touche 1 femme sur 10. J’y participe à mon échelle avec cet article pour expliquer ce qu’est l’endométriose, quels en sont les symptômes. Mais aussi pourquoi se faire accompagner en naturopathie en cas d’endométriose est intéressant. Que tu sois touchée ou non, j’ai l’intime conviction que comprendre c’est pouvoir ! Et pouvoir en parler à une amie qui a des douleurs plus ou moins intenses tous les mois, c’est ajouter une brique à la sensibilisation.

endométriose naturopathie

C'est quoi l'endométriose?

L’endométriose est une maladie gynécologique connue depuis des millénaires. Malheureusement, elle est étudiée depuis seulement quelques années et a été intégrée aux études de médecine en France il y a seulement 3 ans. 

Les causes ne sont pas scientifiques connues mais il existe plusieurs théories. La plus reprise étant que des cellules proches de l’endomètre s’installent dans le muscle utérin, sur les ovaires, les trompes de Fallope, la vessie, l’intestin ou d’autres organes pelvien mais aussi le diaphragme.

Elles agissent comme l’endomètre (tissu qui tapisse l’utérus et qui se gorge de sang sous l’influence des oestrogènes), c’est pourquoi les douleurs sont présentes après l’ovulation et qu’elles compliquent les règles.

La vidéo ci-dessous montre comment l’endomètre (la couche rouge claire) évolue au fil du cycle menstruel. En première partie de cycle, il va se gorger de sang pour pouvoir, après l’ovulation accueillir un embryon si fécondation il y a. Et si il n’y a aucun embryon ne s’installe, l’endomètre tombe : ce sont les règles. 

 

naturopathie endométriose

Il faut donc s’imaginer que des cellules proches de l’endomètre s’implantent ailleurs, évoluent comment l’endomètre au début du cycle. Mais quand les règles arrivent, elles ne peuvent pas s’évacuer et provoquent des douleurs. C’est l’endométriose. Elle peut également entraîner des kystes ovariens et des adhérences, qui sont des tissus cicatriciels qui se forment entre les organes et peuvent causer des douleurs supplémentaires.

L’endométriose est une maladie chronique qui peut-être difficile à diagnostiquer et à traiter. Elle peut évoluer avec le temps, c’est-à-dire s’aggraver si les cellules continuent à se développer. Mais il existe des options de traitement disponibles pour soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie des femmes atteintes de cette maladie.

Et si tu veux d’autres explications, je te conseille cette vidéo.

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Quels sont les symptômes?

Les symptômes sont multiples et seront différents d’une Endogirl à une autre. Je te partage une liste non exhaustive. On parle des 5 « D », c’est un moyen simple pour se rappeler des principaux symptômes. Ces douleurs peuvent ne pas être toutes présentes, mais si elles sont régulières il faudra les questionner. De plus, les douleurs ne sont liées à l’étendue des lésions mais plutôt à l’endroit où elles sont.

Les 5D

Dysménorrhées : ce sont les douleurs ressenties au cours des règles ou qui les précèdent. Alors déjà, il est important de rappeler que non, ce n’est pas normal d’avoir mal pendant ses règles. Elles peuvent se manifester par des crampes et irradier dans le bassin et dans les jambes. Il faudra questionner l’intensité des douleurs : est-ce qu’elles passent avec une prise de médicament? Où empêchent-elles de vivre normalement?

Dyspaneurie : ce sont les douleurs ressentis lors des rapports sexuels pénétrants. La aussi, l’intensité des douleurs peut varier et aussi se prolonger après le rapport.

Dysurie : il s’agit là de douleurs lors de la miction, ou de difficulté à uriner. On ne parle pas de sensation de brûlure, mais vraiment d’un trouble pour uriner.

Dyschésie : on parle de dyschésie quand il y a des gênes, une difficulté ou des douleurs à la défécation avec nécessité de poussées excessives. Cela peut être confondu avec de la constipation.

Douleurs chroniques : quelles soient lombaires, pelviennes, abdominales, l’endométriose, toujours selon là où elle est placée, peut provoquer des douleurs chroniques. 

Les autres symptômes

Dans les symptômes, il ne faut pas oublier les conséquences « indirectes » de l’endométriose sur le quotidien :
  • La fatigue chronique : on imagine bien que des douleurs chroniques sont extrêmement éreintantes
  •  Des troubles digestifs : notamment si l’endométriose est sur les organes digestifs ou si la dyschésie est importante. D’ailleurs, on confond souvent l’endométriose avec un syndrome de l’intestin irritable.
  • Des troubles de la fertilité : 70% des femmes atteintes d’endométriose n’auront pas de difficulté à tomber enceinte. Néanmoins, si l’endométriose est installée au niveau des ovaires ou des trompes de Fallope, elle peut compliquer l’ovulation et par conséquent, la fertilité.
Et parfois, d’autres troubles gynécologiques : des cystites à répétition, un Syndrome des Ovaires Polykystiques, etc.

Comment se faire diagnostiquer?

Si tu suspectes une endométriose, la première étape est d’allée consulter ton·ta médecin, ou le·la professionnel·le qui assure ton suivi gynécologique : sage-femme ou gynécologue. Tu peux t’inspirer des 5D pour parler de tes douleurs, penses surtout à appuyer sur leurs intensités. Le·la professionnel·le de santé te proposera un examen clinique pour repérer ou non des nodules au niveau de la paroi utérine.

Par la suite, il est possible d’effectuer plusieurs examen d’imagerie :

  •  Une échographie pelvienne externe ou endo-vaginale : elles sont surtout utilisées pour déceler la présence de kystes ovariens.
  • Un IRM : cette technique d’imagerie permet de détecter des kystes, des nodules ou des lésions.
  • Une hystéroslapingographie : derrière ce nom un peu barbare se cache un examen radiologique interne. Il permet de repérer les déformations de la cavité utérine par des adhérences ou la perméabilité des trompes. C’est un examen prescrit notamment en cas de troubles de la fertilité.
Enfin, seul une cœlioscopie peut indiquer précisément l’étendue des lésions.
 
Le diagnostic est souvent complexe à cause de la multitude de forme que peut prendre l’endométriose. En consultation, j’ai rencontré des femmes qui ont fait des examens dont les imageries n’ont rien montré. Ne doute pas de toi ou de tes douleurs, j’insiste sur le fait que ce n’est pas mal. Il ne faut pas hésiter à prendre des avis médicaux différents. Comme je le disais en introduction, les professionnel·les de santé s’approprient peu à peu le sujet et les choses évoluent.

Quelles sont les causes et facteurs aggravants de l'endométriose?

Je le disais en début d’article, des recherches scientifiques sont en cours pour déceler les causes de l’endométriose. Pour autant, on sait aujourd’hui que plusieurs facteurs entrent en jeu dans le développement de cette maladie chronique.

endométriose naturopathie
  • Génétique : vraisemblablement, il y aurait une petite part de génétique. Mais c’est surtout l’épigénétique qui est questionnée. En résumé, l’épigénétique est comment nos habitudes de vies font évoluer nos gênes.
  • L’environnement et les perturbateurs endocriniens : l’impact de l’environnement sur notre santé n’est plus à démontrer. Celui des perturbateurs endocriniens a aussi été démontré mais il est plus complexe à appréhender.
  • Inflammation chronique : on connait bien l’inflammation aigüe qui se manifeste par de la fièvre par exemple. On connait moins l’inflammation chronique qui se manifeste par des réactions moindres de l’organisme. Cela se produit en réaction à l’ingestion de substances irritantes, d’intolérance alimentaire ou de micro-lésions par exemple. Le stress chronique est également un facteur d’inflammation chronique.
  • Stress oxydatif : nos cellules ont besoin de nutriments pour travailler. Et, une fois le le travail effectué, elles libèrent ce que l’on appelle des radicaux libres. En excès, ces radicaux libres peuvent entraver le travail de nos cellules. Cet excès peut-être causé par plusieurs choses : des excès alimentaires en aliments transformés, par la carence d’aliments riches en anti-oxydants et également par le tabac, l’alcool, et toujours le stress chronique.
  • Un déséquilibre hormonal : l’équilibre hormonal optimal réside dans la bonne balance entre les hormones oestrogènes et progestérone. L’endométriose est aggravée par l’excès d’oestrogènes mais semblerait également en être une cause.

Pourquoi la naturopathie est-elle intéressante?

Parce que l’endométriose est multifactorielle, sa prise en charge devrait toujours être multi-disciplinaire. En effet, la kinésithérapie, l’ostéopathie, l’acunpucture, la sophrologie et l’hypnose on fait leurs preuves pour soulager les douleurs liées à l’endométriose. La naturopathie est également intéressante car elle va s’intéresser aux causes de l’endométriose pour les limiter un maximum tout en respectant les ressources et marges de manœuvres de l’endogirl.En consultation, l’échange me permet d’identifier les causes et surtout celles auxquelles il est important de répondre en priorité. Ensemble, on priorise les actions à mettre en place dans l’accompagnement que l’on met en place. Au fil des consultations, nous jaugeons ensemble l’évolution des priorités et surtout de tes symptômes, pour petit à petit, allez vers un mieux-être de façon pérenne.

Je te partage quelques pistes que j’explore toujours pour l’endométriose.

 

Les conseils naturos

  • Adopter une alimentation anti-inflammatoire  et anti-oxydante : l’équilibre réside dans l’assiette ! Ce qu’on mange impacte notre organisme. Aussi, on a tous à y gagner à adopter une alimentation la plus anti-inflammatoire possible. Et cela passe par revoir l’équilibre protéines/ glucides / lipides, apporter des omégas 3 (anti-inflammatoire naturels), limiter les aliments inflammatoires (aliments transformés notamment) et identifier les carences micronutritionnelles. Sans oublier l’apport en aliments riches en anti-oxydants : on met de la couleur dans nos fruits et nos légumes !
  • Favoriser l’équilibre hormonal : les oestrogènes et la progestérone sont fabriquées à partir des lipides et des protéines que nous ingérons. Elle sont synthétisées au niveau du foie et un peu au niveau de l’intestin. Dans les cas d’hyper-oestrogénie, on vient donc interroger l’assiette et le bon fonctionnement du foie et de l’intestin. L’utilisation des plantes vient appuyer ce travail car il faut en général 3 à 6 mois pour restaurer un bon équilibre.
  • Éviter les perturbateurs endocriniens : ici il s’agira de t’aider à identifier si des perturbateurs endocriniens se cachent dans ton quotidien et d’envisager d’autres solutions.

Puis, au cas par cas, il est important de regarder d’autres aspects : la fatigue chronique, le stress, les douleurs pelviennes et la circulation sanguine, pour te soulager. Parfois, ces symptômes « secondaires » deviennent la priorité et c’est complément ok.

Conclusion et ressources intéressantes

J’espère que cet article t’a permis d’en apprendre plus sur l’endométriose et surtout que tu as pu identifié des pistes de solution.
Je termine en partageant deux ressources :
Si tu souhaites rencontrer un·e professionnel·le de santé : https://www.resendo.fr/
Si tu souhaites échanger avec d’autres femmes atteintes d’Endométriose : https://www.endofrance.org/

Envie d'aller plus loin ?

Si tu te questionnes sur ton cycle, tes symptômes et ce que la naturopathie peut t’apporter, n’hésites pas à réserver un appel découverte pour que l’on en discute !

Ralentir quand on est une super woman : partie 2

Dans le premier article « Ralentir pour devenir une superwoman », j’ai partagé comment j’ai revu mon organisation personnelle et professionnelle, notamment en changeant de point de vue sur les choses, pour ralentir. Dans cette deuxième partie, je vais aborder comment je remets plus de plaisir à mon quotidien.

Rappel : Sans m’être transformée en coach, j’avais envie de vous partager ici les choses que j’ai testé et qui me font du bien. Pour autant, il s’agit de ma propre expérience et non d’une indication à faire la même chose. Chacune fait avec ses ressources et ses contraintes. C’est plus une invitation à penser à toi, à ne pas t’oublier. Et à remettre du plaisir dans le quotidien.

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Ma problématique

Comme je l’expliquais dans la première partie de l’article, j’ai pris conscience que je m’étais un peu oubliée ces derniers mois. Prise dans le tourbillon de la vie et surtout des tâches à réalisées, je suis devenue une superwoman fatiguée. Il me fallait maintenant apprendre à ralentir, histoire d’éviter l’épuisement.

Après avoir questionné mon organisation professionnelle et personnelle, il m’a paru évidemment de remettre des moments plaisirs dans mon quotidien.

 

Mais qu'est-ce qui me fait plaisir ?

L’idée c’est de revenir à la base des micro activités qui me font du bien et de pouvoir les faire au quotidien. Pas besoin d’aller chercher loin. Par exemple, marcher le long de la mer, oui ça fait du bien. Mais c’est peu réalisable au quotidien, étant donné que je vis loin de la mer. Marcher au bord d’un fleuve (la Loire puisque j’habite Orléans), c’est tout à fait possible.

J’ai identifié des choses que j’avais un peu mises de côté comme :

  • Lire
  • Pratiquer du Yoga pour moi
  • Respirer et méditer
  • Marcher
  • Lister les gratitudes de la journée
  • Écouter de la musique qui donne la pêche
  • Passer des moments avec mes proches en étant 100% présente

Et toi, qu’est-ce qui te fait vraiment plaisir, que tu peux faire au quotidien?

J’ai choisi de mettre le focus sur 3 choses qui me font du bien pour t’expliquer le comment et le pourquoi.

Méditer

La méditation n’a jamais été mon fort. Parce que j’aime être dans l’action, me poser même 5 min pour m’arrêter c’était quasiment une mission impossible. Il a plusieurs mois, j’ai installé sur mon téléphone l’application “Insight Timer”. On y trouve des méditations, des cycles de cours de méditation, des exercices de méditation, de la musique. Le tout ajouté par des personnes du monde entier. On peut également créer sa propre méditation grâce au timer, en choisissant la durée, le son ambiant, etc. Même la version gratuite de l’application laisse un choix immense de contenu.

Maintenant, quand je sens que mon mental est en surcharge, que mes pensées fusent un peu trop intensément, hop je dégaine Insight timer pour une courte méditation, ou pour mettre une musique apaisante.

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Respirer

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Si vous avez déjà eu une consultation avec un.e naturopathe, on vous a déjà très probablement parler de la cohérence cardiaque, cette respiration magique.

L’idée est d’inspirer sur 5 temps et d’expirer sur 5 temps avec une respiration abdominale, ce qui représente 6 respirations par minute. Cela permet de mettre nos poumons au rythme des battements de notre cœur. Et ça a une montagne de vertus, autant sur le système nerveux que sur le corps. Mais voilà, pour en avoir vraiment les effets, il faut faire cette respiration 3 fois par jour. La méthode c’est 3-6-5, 3 fois par jours, 6 respirations par minutes, 5 temps d’inspiration et d’expiration.

Autant vous dire que je n’ai jamais réussi à tenir le rythme sur la durée. Et puis j’ai décidé de m’éloigner du “il faut”, et j’ai choisi de faire des séances de cohérence cardiaque quand il me semblait bon.

Alors finalement c’est quand je m’allonge dans mon lit au moment de me coucher que je pratique la cohérence cardiaque, de façon très intuitive, histoire de relâcher les tensions. Et c’est assez magique, moi qui ai pour habitude d’avoir le ventre nouée, en quelques minutes je sens mes muscles se relâcher.

Si tu as envie d’essayer, il y a des vidéos sur youtube ou des applications à télécharger sur ton portable. J’aime bien Respirelax qui est facile d’utilisation. Tu peux également trouver des séances de cohérence cardiaque sur Insight Timer.

Écrire ses gratitudes

Tu connais peut-être déjà l’exercice d’écrire au moins gratitudes tous les jours. Quand on a tendance à ne voir que le négatif des situations, écrire ses gratitudes ramènent du positif. On peut même se surprendre à penser “tiens, finalement, ma journée n’a pas été aussi pourrie que je le pensais”. Et parfois, une gratitude tient juste au rayon de soleil qui s’est pointé à 13h05 et qui nous a fait sourire.

J’ai recommencé à le faire en janvier et je dois dire que depuis je me sens vraiment plus positive, j’ai plus d’entrain et je me sens bien plus souriante.

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En conclusion : douceur et conscience

En relisant cet article, je me suis rendue compte qu’en faite ma démarche consistait simplement à remettre de la conscience dans ma vie et dans les choses qui me font du bien. Et ces petites choses, misent bout à bout, on pas mal changer ma vision. Et en parallèle, il s’agit aussi de m’accorder plus de douceur, ce qui me pousse à ralentir. En plus de faire les choses avec plus de conscience, j’ai la sensation de plus profiter de la vie, et de redonner du sens au quotidien, même dans les tâches les moins sympas.

Et si tu demandes le lien du stress avec le cycle, tu peux aller lire mon article Le cycle menstruel, reflet de la santé de la femme, vraiment?

Et si tu as envie de faire le point

Sur ton cycle menstruel et sur comment mieux vivre avec lui au quotidien, n’hésites pas à aller découvrir mes accompagnements.

Ralentir quand on est une super woman : partie 1

Au cours de mes consultations en naturopathie, et même à l’Atelier des Simples, je ne cesse d’entendre “je n’ai pas le temps de prendre du temps pour moi”. Et c’est malheureusement souvent un discours tenu par des femmes, prise entre le travail, la charge mentale et les injonctions à être toujours plus performantes dans tous les domaines. Sans compter les problèmes de chacune qui peuvent prendre toute la place, que ce soit une pathologie clairement handicapante ou un projet bébé qui stagne.

Sans m’être transformée en coach, j’avais envie de vous partager ici les choses que j’ai testé et qui me font du bien. Pour autant, il s’agit de ma propre expérience et non d’une indication à faire la même chose. Chacune fait avec ses ressources et ses contraintes. C’est plus une invitation à penser à toi, à ne pas t’oublier et pour te montrer qu’il est possible de faire autrement.

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Ma problématique

En 2021 j’ai consacré mon année à ma formation à la naturopathie. En 2022, j’ai lancé mon activité tout en rédigeant un mémoire sur le SOPK et d’autres formations complémentaires. Autant dire que j’ai commencé 2023 sur les rotules et malade. Une semaine à ne rien pouvoir faire que dormir et des mots fléchés. J’ai décidé d’y voir que mon corps me passait un message. “Salut Chlochlo, tu en fais trop, ça serait bien de ralentir.”

Ok le corps, j’ai compris le message. Maintenant, il faut le faire entendre au cerveau, qui aime bien se raccrocher à ce qu’il connait : travailler beaucoup, réfléchir beaucoup sans cesse et en faire toujours plus.

La première piste que j’ai donc identifié, c’est de me lâcher la grappe, côté travail. M’obliger à en faire moins pour laisser plus d’espace au reste. C’est ce point que je vais détailler un peu plus dans cet article.

 

Changer de point de vue

Je suis atteinte d’un syndrome d’auto-exigence compulsive couplé à l’envie d’en faire toujours plus en 24h. Comme beaucoup de femmes, non ?

J’ai identifié le problème et j’ai eu une petite prise de conscience. Étant à mon compte, finalement, qu’elles sont mes tâches vraiment urgentes ? Et pourquoi m’imposer des deadlines impossible à réaliser et une quantité de travail astronomique à achever ? Qu’est-ce qui me tiens vraiment à cœur, hormis d’assurer mes consultations en naturopathie et de rédiger les plans d’hygiènes vitales de mes clientes après nos rendez-vous ? Le cœur de mon métier réside dans ces tâches. C’est mentalement une façon de revenir à l’essentiel de ce qui m’anime. Et pour le reste, je m’autorise à faire les choses à un rythme plus doux, qui me permet de les faire avec plaisir et non sous la contrainte ou dans le stress.

Le cycle menstruel comme outil

Parce que le cycle et surtout les hormones nous influencent énormément, il y a certains moments plus propice à certaines tâches que d’autres. A force de m’observer, j’ai compris comment cela m’impacter, et j’arrive maintenant à savoir quand faire telles tâches plutôt qu’une autre.

 

phase folliculaire

En phase folliculaire : après les règles et avant l’ovulation, les œstrogènes augmentent progressivement. Physiquement, l’énergie remonte, on se sent plus dynamique, ultra motivée et enthousiaste. C’est une période où l’ouverture aux autres sera de mise. La clarté mentale et la communication verbale sont bonnes. On en profite pour commencer de nouveaux projets, notamment avec d’autres personnes, de passer les coups de fils et de faire des rendez-vous. En conclusion, c’est le bon moment pour faire les choses. Attention toutefois à se canaliser, histoire de ne pas s’éparpiller.

En phase ovulatoire : pendant cette phase qui dure quelques jours, les œstrogènes sont à leur apogée ainsi que la testostérone. La vitalité est à son maximum ainsi que la productivité. On rayonne ! Et on est plus à l’écoute de l’autre, dans une belle phase d’empathie. C’est une période propice pour concrétiser ses projets, de communiquer, de se montrer au monde.

En phase lutéale : après l’ovulation, œstrogènes et testostérone diminuent pour laisser place à la progestérone. La progestérone nous invite à nous concentrer un peu plus sur nous-même. L’intuition est bonne ainsi que la créativité, ce sera le bon moment pour travailler sur des projets en profondeur. A ce moment là du cycle, j’en profite pour écrire, notamment mes articles de blog 🙂 Côté émotion, ça peut être plus intense à cette période là. Attention aux prises de décisions hâtives qui seraient dirigées par nos émotions.

En phase menstruelle : pendant les règles, les hormones sont au plus bas. Ça peut donner l’envie de se concentrer encore un peu plus sur soi et de se retirer un peu de la vie sociale (attention, ce n’est pas forcément le cas pour tout le monde). C’est le bon moment pour faire le bilan du mois et prendre un peu de recul. Et s’octroyer du temps de repos pour se régénérer avant le commencent d’un nouveau cycle.

Avoir ces informations en tête au cours du cycle ça me permet de réfléchir autrement. Avant mes règles, je sais que mon énergie est moins haute et que j’ai besoin de me recentrer. J’en profite pour faire les tâches de fond, je ralentis clairement le rythme et je m’octroie de vrais moments de qualité avec moi-même. Après mes règles, je sens que c’est le moment d’y aller et fort, autant dans le domaine professionnel que dans le domaine personnel, alors j’en profite vraiment à fond et sans barrière !

Trouver de la fluidité dans mon organisation

Libérer mon cerveau grâce à une todo-list : J’ai toujours un bout de papier sur mon bureau qui me sert de todo-list. J’y note à peu près tout ce qui me passe par la tête dans la catégorie “choses à faire”. Ça me libère un peu le cerveau des milles choses qui y passent.

Catégoriser les tâches : Une seconde chose qui m’est venue à l’idée, c’est de classer les tâches par catégories. Par exemple, les tâches récurrentes, qui reviennent toutes les semaines. Celles-ci, je les ai mise dans mon agenda hebdomadaire, de façon récurrente. Par exemple, je m’attèle à l’administratif tous les jeudis matins. Et uniquement le jeudi matin. Cela m’évite ainsi de m’éparpiller et de revenir plusieurs fois sur les mêmes sujets.

Prioriser: Avant j’avais tendance à mettre beaucoup de choses dans mes todo-lists en me disant « tiens, je vais réussir à tout faire dans la journée ». Et devine quoi ? je n’y arrivais pas. En fin de journée, j’avais l’impression de n’avoir rien achevé, avec un petit goût d’échec.

Maintenant, je priorise. Si une tâche me demande moins de 5 min, comme rédiger un e-mail, prendre un rendez-vous, hop je la fais tout de suite. Et après, j’en choisi 2 à 3 dans la liste urgente à faire par jour. Pas plus, histoire d’éviter d’avoir la sensation de n’avoir rien fait dans la journée. C’est surtout éviter d’entretenir mon symptôme chronique de recherche de performances, puisque l’idée, c’est de ralentir. Et je dois dire que ça me permet de bien duper mon cerveau : maintenant, je prends conscience du travail que j’arrive à accomplir.

Prioriser les temps de plaisir dans l’agenda

Je pensais ne pas avoir le temps pour prendre l’air, faire du yoga, déjeuner avec un.e amie. Sur cela aussi, j’ai changé de point de vue. Et maintenant, ces temps « autres » sont devenus les choses que je mets en premier dans mon agenda. Et ce sont des temps que je ne modifie pas. Parce que ce sont dans ces moments-là que je recharge les batteries. Et qui dit recharge de batteries, dit plus de motivation et de joie pour faire le reste.

Je me mets aussi des limites de temps de travail, ca me permet de profiter de la journée par la suite. Et quand vient la fin de journée, j’ai la sensation que j’en ai profité pleinement, et pas uniquement pour travailler.

Les Fleurs de Bach

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Enfin, pour en venir à bout de mon auto-exigence et de mon impression de manque de temps, je n’hésite pas à faire appel aux Fleurs de Bach. Elles visent à rééquilibrer nos différents états émotionnels perturbés capables d’impacter notre corps physique. En rétablissant l’équilibre émotionnel, le bien-être et la santé s’améliorent. Et par ricochet, cela permet de retrouver de la sérénité dans le quotidien.

Voici quelques fleurs qui peuvent être intéressantes :

Star of bethelem (n°29) : fleur du chagrin, de la peine, de la tristesse, de la séparation, sensation d’être « sous le choc ». Ramène de la paix intérieure, de la sérénité, fleur de la consolation.

Crab apple (n°10) : En cas de mauvaise estime de soi, de maniaquerie. Permet une meilleure acceptation de soi et de son corps, permet réconciliation avec votre corps (en cas de changements corporels, de perte de confiance en soi)

Rock water (N°27) : fleur de l’auto-exigence. Ramène de la fluidité, de l’harmonie intérieure.

Aspen (n°2) : en cas d’inquiétude, de peur inexpliqué, de crainte imprécise, d’appréhension. Apporte un sentiment de sécurité et de confiance en soi

Cherry plum (n°6) : apaisement en cas d’hypersensibilité, de perte de contrôle, de crises de colères ou d’impulsions. Aide à maitriser ses émotions et à garder son sang-froid

L’idée, c’est d’en prendre 2 gouttes d’une fleur dans un peu d’eau ou de mélange de différentes fleurs, 4 fois par jour, pendant au moins 3 semaines. Pour que cela soit plus pratique, il est possible de mettre les fleurs dans un flacon vaporisateur.

En conclusion

Apprendre à connaître mon cycle d’adapter mon rythme de vie. Maintenant je n’hésites plus à ralentir à l’approche de mes règles. Et surtout, de mettre plus de conscience sur l’énergie que j’ai au quotidien, sans oublier de m’être plus de moments plaisirs au quotidien. Ce deuxième point sera détaillé dans la partie 2 de cet article.

Et si tu demandes le lien du stress avec le cycle, tu peux aller lire mon article Le cycle menstruel, reflet de la santé de la femme, vraiment?

Et si tu as envie de faire le point

Sur ton cycle menstruel et sur comment mieux vivre avec lui au quotidien, n’hésites pas à aller découvrir mes accompagnements.

Eviter les perturbateurs endocriniens à Noël